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vendredi, 16 mars 2007

Premier choc (suite)

Vous vous souvenez tous de mes premiers articles, n'est-ce pas ? ;-) Dans celui du 16 septembre 2006, Je m'indignais contre une question posée dans le formulaire d'inscription à l'université, où l'on me demandait de choisir mon groupe ethnique parmi plusieurs options (voir "Premier choc").

 

La façon dont la question était formulée m'avait alors paru un tantinet... raciste. Un cri d'indignation m'avait même échappé : "Franchement, c'est quoi ce classement ? Sur quelles bases linguistiques, ethnologiques, géographiques, sociologiques ou autres -iques se fonde-t-il ?"

 

Aujourd'hui, après cinq mois de doute, j'ai enfin osé faire part de mon étonnement à une autochtone. J'avais choisi mon interlocutrice avec soin, une experte en matière de culture britannique : Christina, ma prof de British history and society. A l'écoute de ma question, elle a ri et elle a reconnu que plusieurs étudiants français la lui avaient déjà posée.

 

Sa réponse fut toute simple : le classement ethnique opéré par l'université est effectivement basé sur des préjugés racistes, sur des impressions irrationnelles communes à la majorité des britanniques. N'y cherchez donc aucune base scientifique. C'est de la discrimination raciale à l'état pur, officiellement assumée.

 

En entendant ça, j'ai failli avoir un deuxième choc culturel. Mais qu'est-ce qui leur arrive aux Britanniques en ce moment ? Est-ce qu'ils deviendraient tous xénophobes ? Pas plus tard que mercredi dernier, Jean-Baptiste et Aïcha se sont fait dépouiller et injurier pour seul motif qu'ils étaient français !

 

Imaginez donc mon angoisse en entendant ma propre prof de British history justifier ce qui me semblait être de la xénophobie organisée. Mais rapidement, Christina a écarté tout malentendu. Si la classification opérée par l'université est raciste, c'est justement pour prévenir le racisme. Un combat contre le feu par le feu, en quelque sorte.

 

En clair, grâce aux réponses obtenues sur les formulaires d'inscription, l'administration effectue des statistiques sur l'identité ethnique de ses étudiants, afin de connaître les proportions de chaque population. Le même type de statistiques est effectué au moment où l'étudiant loue un appartement, obtient un diplôme ou accède à son premier emploi.

 

Par exemple, si l'université dénombre une forte population de "Indian" au moment de l'inscription, mais elle constate après la remise des diplômes qu'une très faible proportion de cette population accède à un emploi en Grande-Bretagne, alors il y a discrimination.

 

Par conséquent, la classification par origine ethnique ne reproduit pas d'éventuelles discriminations : elle les anticipe. Elle détermine dès le départ dans quelle case un propriétaire ou un employeur xénophobe pourrait ranger l'étudiant. Si le cas se présente, alors l'université peut l'identifier et y remédier plus rapidement.

 

Astucieux, non ?

Commentaires

oui , effectivement astucieux...mais certainement inapplicable en France ...ce serait un scandale ..

Ecrit par : bernard | vendredi, 16 mars 2007

Oui certainement. Mais est-ce qu'on n'a pas besoin d'un scandale de temps en temps pour faire bouger les choses ?

Ecrit par : Adrien | vendredi, 16 mars 2007

C'est dégueulasse ce qu'ils ont fait à Jean-Baptiste !!!

Ecrit par : Maman | vendredi, 16 mars 2007

... et à Aïcha. Je suis tout à fait d'accord.

Bertrand avait raconté leurs mésaventures sur son blog (battthhh.over-blog.com), mais pour une raison mystérieuse, l'article a disparu.

En bref, ils sont allés à la Spanish Party du mercredi soir et ont posé leurs manteaux dans le coin où tout le monde pose son manteau. A la fin de la soirée, les manteaux d'AÎcha et Jean-Baptiste n'y étaient plus (et les portables, et les porte-monnaies)

Quand Jean-Baptiste a pu appeler sur son portable, ç'a été pour entendre des injures xénophobes de la part des voleurs, dont l'universelle : "Rentre dans ton pays"

Heureusement, cette mésaventure n'est qu'une exception.

Ecrit par : Adrien | vendredi, 16 mars 2007

Héééé oui, la révolte, ya k'ça d'vrai ;-) !!!

Viva la revolucion!!!! ^^

(Sont pas bêtes les anglais, un peu alambiqué comme système mais bon.. :-p )

Ecrit par : lapin-volant (fière d'être française ^^ ) | samedi, 17 mars 2007

Adrien !!! Ma remarque était une remarque raciste !

(au 2° degré, bien sûr)

Ecrit par : Maman | samedi, 17 mars 2007

How do you call bat with a wig ? A mouse !

Bon, je te l'accorde, en anglais ça ne veut rien dire, mais cette blague fait hurler de rire Justin (le père Jake).

Ecrit par : maman | lundi, 19 mars 2007

Maman rit dès qu'elle la raconte, même si elle ne l'a comprise qu'en l'écrivant en commentaire, aidée du dico bilingue...

Ecrit par : Srrette | lundi, 19 mars 2007

J'ai pas compris... Wig = perruque, non ? Les souris n'ont pas de cheveux non plus !

Ecrit par : Adrien | lundi, 19 mars 2007

"bat" = chauve-souris / "wig" = perruque

une chauve-souris avec une perruque, ça donne une souris !!

(c'est bon, n'a compris la blagounette?? lol, t'es pas obligé de te tordre de rire heinG ^^)

même moi j'ai compris, c'est le monde à l'envers!!! :-p

Ecrit par : lapin-volant | lundi, 19 mars 2007

Mais ça marche pas en anglais, puisqu'on dit "a bat" et pas "a bald mouse" !

Ecrit par : Adrien | lundi, 19 mars 2007

non mais c'est une blague, pas besoin que ce soit rationnel et qui plus est dans un anglais parfait ^^

Ecrit par : lapin-volant | lundi, 19 mars 2007

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