dimanche, 20 mai 2007

Tea party chez Marian

  Quoi de mieux pour s'aérer les neurones qu'une lovely tea party chez Marian, ma prof de Proficiency in English ? A la fin de notre dernier cours, elle nous avait gentiment invités, mes camarades de classe et moi, à passer un dimanche après-midi chez elle, près de Bradford-on-Avon.

 

"Vous allez voir, nous avait-elle dit, ma maison est un ancien moulin. On a une superbe vue sur la cascade, depuis mon jardin."

"Quoi ?! s'était exclamée Laura, qui vit ici depuis trois ans, la maison blanche avec l'immense jardin et la cascade, c'est la vôtre ?"

 

 Dans le train qui relie Bath à Bradford, inutile de vous dire que nous mourrions d'impatience de voir la célèbre demeure. Mais avant, pour faire durer le suspense, Marian nous avait conseillé de visiter le village, puis de longer la rivière jusque chez elle. Ci-dessous, voici par exemple un pub sans âge qui ne tient plus très droit :

 

 

Après avoir visité une église saxonne, une église baptiste et une gigantesque grange, nous nous dirigeâmes hâtivement (ce soir, je fais dans le langage soutenu !) vers la fameuse cascade, qui porte le doux nom d'Avoncliff. Ci-dessous, mes compagnons de route :

Doncho (qui en avait marre de marcher), Bulgaro-Parisien ou Parigo-Bulgare, selon son humeur ;-)

Angela (pressée d'arriver), Allemande 

Mahmoud (de corvée de bouquet de fleur), Marocain

Laura (de corvée de chocolats), Espagnole

Matias (dont le sac commençait à peser), Chilien

Aurora (qui nous rattrappait, suivie de son copain), Espagnole

Lena, Allemande, et Mario, Italien, marchaient loin devant en roucoulant

 

 

Difficile de vous montrer une photo de la maison de Marian et de son mari, Peter. Ce n'est pas qu'ils tiennent à garder ce petit coin de paradis à l'abri de tout regard, mais l'endroit est tellement enfoui dans une jungle de fleurs et d'arbres multicolores que pas un millième de ce tableau ne parvenait à entrer dans l'objectif de mon appareil photo. Heureusement, Matias a réussi à la prendre sous quelques angles.

 

 

"Make yourself at home !" nous dit Marian de sa voix fluette, tandis qu'elle retournait à la cuisine préparer thé, café et assiettes de gâteaux. Il n'en fallut pas plus pour que nous nous précipitassions (subj. imp.) sur la balancine qui surplombait la rivière. J'arrivai trop tard, toutes les places étaient prises :

 

 

Pendant ce temps, Marian veillait à ce que tout soit arrangé fidèlement à la tradition : nappe à carreaux, théières, sucriers et carafes à lait en porcelaine, sucre roux servi avec une cuillère spéciale, brioches à la fleur d'oranger et... sandwiches aux oeufs mimosa (ils sont fous ces Anglais !) De mon côté de la table, on parla des coutumes en Allemagne, où Marian et Peter ont vécu pendant sept ans, puis de notre identité européenne, qui se construit bon an mal an. 

 

 

 Après que nous nous fûmes copieusement sustentés, Marian nous proposa d'aller voir des petits chatons qui avaient été mis au monde il y avait trois semaines à peine. Eh bien, s'il y a un sentiment qui est internationalement partagé, c'est bien l'amour de ces bestioles qui tremblotent sur leurs pattes maladroites, vous regardent de leurs grands yeux bleus et répètent "miou ?" jusqu'à ce que vous les preniez dans vos bras pour les serrer contre vous.

 

 

 Malheureusement, il était déjà temps de reposer les boules de poils dans leur carton de Spanish brocoli pour rejoindre le train du retour. A la gare, une dernière attraction nous attendait : "la femme aux cheveux violets" !

 

 

Alors que nous éclations de rire devant ce manequin de plastique rongé par la pluie, Marian s'exclama : "au moins, tous les gens qui passent par Avoncliff remontent dans le train avec le sourire !"

 

C'est donc avec le sourire (et le coeur serré) que nous dimes aurevoir à Marian et à Peter, à grand renfort de bises et de poignées de mains. Pour beaucoup d'entre nous, c'était la dernière fois que nous croquions un bout d'Angleterre.

 

 

Commentaires

Je crois que c'est comme ça que Jamel a perdu un morceau de bras, faîtes gaffe quand même au bord des voies ferrées ! Suivez donc l'exemple de votre professeur qui sait s'amuser tout en préservant sa sécurité : elle est en retrait, elle, si bien que dans l'hypothèse où un train à grande vitesse passerait sans crier gare (ah ah), même si c'est pas possible car les trains britanniques ne connaissent pas la grande vitesse, sa main ne serait pas arrachée, contrairement aux votres qui le seraient probablement... Il eût été dommage de gâcher ainsi une si belle journée, innit ?

Plus sérieusement, cet article aux accents érasmuso-britannico-bucoliques me donne envie d'Angleterre !

Ecrit par : Charlie | mardi, 22 mai 2007

Figure-toi que ton inquiétude était largement partagée lorsque Doncho ou Matias a lancé l'idée de cette photo. Mais Marian nous a rassurés en disant que le train n'allait pas vite. Elle avait bien raison : on aurait pu trotiner devant qu'il nous aurait pas rattrappés (con) !

Ecrit par : Adrien | mardi, 22 mai 2007

Tu sais ce qui commence par "F", qui finit par "N" et qui tombe en automne ?

....

Les Feuilles, coN !

C'était un petit bout de Toulouse, mais qui est loin de valoir ton petit bout d'Angleterre que nous avons croqué avec délice !

Ecrit par : Maman | samedi, 26 mai 2007

Petit bout d'Angleterre aux mimosas? :D

Ecrit par : Srrette | lundi, 28 mai 2007

Vous êtes que 10 en cours? Et hum heu... ils gagnent combien les profs en Angleterre... ?

Ecrit par : Srrette | lundi, 28 mai 2007

Oui on est une dizaine dans le cours de Cambridge Proficiency. C'est un cours spécial pour étudiants internationaux...

Je sais pas combien gagnent les profs. Mais dans le cas de Marian et Peter, Peter était ingénieur à Rolls Royce, ce qui doit rapporter pas mal !

Ecrit par : Adrien | mardi, 29 mai 2007

Me voilà éclairée

Ecrit par : Srrette | mercredi, 30 mai 2007

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