jeudi, 19 avril 2007
Ma chambre (vidéo)
21:10 Publié dans Sur mon nénuphar | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chambre, étudiant, résidence, universitaire, angleterre, bath
mardi, 30 janvier 2007
Scandales sur YouTube
Mais comment les étudiants internationaux font-ils pour vivre sans télévision ? Croyez-vous qu'ils lisent ? Non ! Ils regardent YouTube, site de partage de vidéos. Des vidéastes amateurs postent leurs vidéos sur YouTube, les rendant ainsi visibles par des millions de YouTubers, qui peuvent répondre à ces vidéos en postant des commentaires écrits ou leurs propres vidéos. On peut s'abonner à une chaîne tenue par un YouTuber, autrement dit, être informé heure par heure des nouvelles vidéos postées par ses YouTubers préférés !
Pour votre plus grand plaisir, suivent quelques exemples de vidéos qui ont récemment fait scandale parmi la communauté des YouTubers...
Renetto payé par YouTube pour vous faire la morale ?
Qui veut la peau de Paul Robinett ? La majorité des YouTubers, peut-être. Chad et Steve, co-présidents de YouTube, certainement ! Certes, ils ont dû se frotter les mains lorsque Paul Robinett, alias Renetto, s'en est allé faire la morale à plusieurs stars, les nommant une à une pour les accuser de "traîtrise" sous prétexte qu'ils inciteraient leurs abonnés à migrer chez la concurrence en postant leurs nouvelles vidéos sur LiveVideo, un clone de YouTube.
"Je fais ce que je veux et ça ne te regarde pas !" a répondu en substance Geriatric1927, 4ème plus grande star de YouTube, directement visée par Renetto. Aussitôt, notre Zorro de la vidéo, sentant un vent d'hostilité souffler parmi el pueblo, a tenté de s'expliquer, mais il n'a fait que s'enfoncer d'avantage. En voulant démontrer que la fidélité obtient toujours récompense, Renetto a maladroitement révélé les deals cachés que YouTube a passés avec plusieurs stars, dont lui, pour faire des vidéos sur commande.
Résultat : après s'être mis la communauté à dos en défendant les patrons de YouTube, il se met les patrons à dos en voulant sauver sa propre peau ! Au moins, le chauve a lunettes a toujours sa webcam pour lui tenir compagnie : "Je suis dans la ... jusqu'au cou !" lui a-t-il confié récement
Lazydork coule le juteux business de Paperlilies
Il faut le reconnaître, la ressemblance avec Drew Barrymore contribue à une grande partie du charme de Bryony, alias Paperlilies. Or la jeune fille aurait pu rester belle et se taire. Au contraire, il lui a suffit d'acquérir une webcam et une remarquable audience pour faire d'elle une businesswoman. Bryony aimait offrir ses tableaux à l'oeil critique de sa webcam, désormais elle les vend sur eBay. Certaines de ses "oeuvres" lui ont rapporté plus de 100 $ !
Pourquoi suis-je sarcastique ? Je ne respecte pas l'art, vous dites ? Voyez donc le résultat de sa dernière trouvaille cybernétique, Stickbay, la mise aux enchère sur eBay de tableaux qu'elle peint en direct sur Stickam !
Plus fort : Bryony joue maintenant les collectrices de fond ! Elle a invité tous ses abonnés à une discussion sur Stickam pour la modique somme de 3 $ par personne, considérant que la simple perspective de lui adresser la parole ferait venir les YouTubeurs en masse. A quelle cause seront dédiés les fonds récoltés ? Le Darfour ? La lutte contre le cancer ? La paix au Moyen-Orient ? Faux ! L'ensemble des fonds récoltés reviendront à Kimberleigh, star de YouTube et amie de Bryony, afin de lui offrir un nouvel ordinateur !
Il n'en fallait pas plus pour faire sortir Lazydork/Ryckyste de ses gonds. Après avoir posté une vidéo appelant à ne pas soutenir la campagne "Des sous pour Kim", il contre-attaque en réalisant un clip de rap intitulé "Offrez à Lazydork une Lambourghini" (Buy Lazydork a Lambourghini) :
01:05 Publié dans Sur mon nénuphar | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : télévision, YouTube, vidéo, renetto, geriatric1927, lazydork, rickyste
dimanche, 29 octobre 2006
La crise
Ah mes amis ! Quel weekend abominable ! Tout le contraire du weekend précédent (voir Soirée parfaite). Du moins, ça devait commencer comme un weekend parfait, mais une petite erreur de ma part a tout gâché.
La semaine dernière, devant le succès resplandissant de la soirée international students du weekend, mon colloc' Stefan, qui a la fête dans le sang, propose de remettre ça à plus grande échelle. Il placarde des invitations dans tout l'étage pour une kitchen party... chez nous !
Vendredi, c'est donc le grand ménage dans la cuisine : Stefan récure tous les recoins, range la vaisselle entassée depuis une semaine et passe le balai. De mon côté, j'apporte mon baladeur mp3 et mes enceintes et je prépare de la pâte à beignets que j'espère bien (chut ! c'est une surprise !) faire déguster à tous les invités.
Seulement voilà, la cuisson des beignets dure plus longtemps que prévu. Afin de mieux la surveiller, j'ai pris la petite poelle, donc je ne peux faire frire qu'un beignet à la fois. Dans mon dos, Stefan fait les cent pas. "Pourquoi t'as pas pris la grande poelle ? Tu aurais pu les faire cuire d'un coup !" Je le sens frémir à chaque fois qu'une goutte de pâte s'écrase sur le plan de travail qu'il a si scrupuleusement nettoyé. "T'inquiête pas, dis-je, tout sera prêt à temps"
Mais en fait, mon légendaire flegme s'effrite un peu plus à chaque soubresaut de la trotteuse de ma montre. Pourquoi c'est aussi long ?! Comme si ce n'était pas suffisant, l'huile d'olive dégage une fumée grisâtre qui tarde à s'échapper par la minuscule fenêtre de notre cuisine. "Je vais fermer la porte, sinon le détecteur de fumée du couloir va se déclencher !", dit Stefan en riant nerveusement.
A 20h05, j'ai à peine fini que les invités se présentent à la porte d'entrée. Vite, vite, je nettoie le plan de travail et les plaques de cuisson. Tandis que je les entends discuter dans le couloir avec Stefan et Martin, je fais la vaisselle, je l'essuie et je la range, pour que tout soit impec' ! A 20h10, j'ai terminé. Je pose mon plat de beignets fumants sur la table, je règle le son de la musique et j'attends.
Or c'est étrange, les invités ont cessé de parler. Un petit coup d'oeil dans le couloir : ben ça alors, ils ont disparu ! Pourtant, il ne me semblait pas qu'une partie de cache-cache était au programme ? C'est alors que j'entends l'écho lointain d'éclats de rire. Quelque-part, dans une des autres cuisines de l'étage, des international students discutent dans toutes les langues et boivent à la santé de la mondialisation. Stefan les a emmenés ailleurs. Juste à cause d'un tout petit peu de fumée qui traîne au plafond !
Dépité, je reprends mon assiette de beignets, j'attrappe mon baladeur et mes enceintes et je vais déverser tout mon chagrin sur les épaules virtuelles des quelques amis que je trouve sur MSN Messenger. C'est fichu, je ne peux pas me rendre à la kitchen party, toute l'assemblée me fusillerait du regard ! "He's the guy who has made fog in the kitchen!" dirait-on en me montrant du doigt. Je pourrais tenter de protester, de dire que maintenant il n'y a plus de fumée, qu'ils peuvent venir voir par eux-mêmes. Mais qui abandonnerait une kitchen party ne serait-ce que cinq minutes, seulement parce qu'un trouble-fête veut prouver qu'il a raison ?
Le lendemain matin, je reste le plus longtemps possible dans mon lit. Si je sors de ma chambre, je vais me faire dévorer tout cru par le regard vengeur de Stefan ! Malheureusement, mon estomac n'a que faire de mes états d'âme et je suis bien obligé de retourner sur les lieux du crime pour me ravitailler. Malgré tous mes efforts pour avoir l'air le plus nonchalant possible, Stefan et Martin ne sont pas dupes. Chacune de mes tentatives de conversation s'échoue lamentablement sur l'écueil acéré de leur mépris.
A ce stade de l'histoire, vous pourriez croire que je suis prêt à me jeter à genoux aux pieds de Stefan et à implorer son pardon, dans l'espoir qu'il me parle à nouveau. Que nenni ! Je ne suis pas une fille : "Oh, comme je suis désolé ! C'est ma faute ! Mais non, c'est moi. Me pardonneras-tu un jour ?" J'ai mon honneur. Pis d'abord, je n'avais que 10 minutes de retard dans la cuisson de mes beignets. Et cette fumée, c'était rien du tout, mais Stefan en a fait toute une histoire ! C'est plutôt lui qui devrait me demander pardon, non mais !
Seulement voilà, un weekend à se faire la gueule, c'est long. Surtout quand, pour ma part, je n'ai rien à faire pour me changer les idées. Dimanche, Stefan et Martin partent avec des amis faire une virée en voiture. Moi, je n'ai pas d'amis, ni de voiture, et je suis en train de me faire un ennemi. J'en viens donc à la difficile conclusion que je vais devoir demander des excuses. Quelque-chose que je n'ai jamais fait auparavant.
Ben oui, autant que je me souvienne, je n'ai jamais demandé pardon. Je veux dire, véritablement demandé un véritable pardon. Parce que recevoir un bisou, sous les injonctions de la maîtresse, d'un camarade à qui on a volé un crayon, je n'appelle pas ça un véritable pardon. S'exclamer "excuse-moi" aussitôt après avoir fait une blague vaseuse sur le physique d'une amie, c'est un pardon à moitié gagné.
Demander véritablement pardon, c'est mettre sa fierté de côté et faire passer son amitié (ou du moins sa camaraderie) avant soi. C'est dur... mais pas impossible. Nous sommes dimanche soir, il est 21h30, et je reviens à peine de la chambre de Stefan, que j'ai trouvé en train de ranger ses habits.
- Salut. Hum... J'espère que tu n'es plus fâché à propos de vendredi.
- Disons que ce n'était pas le meilleur moment pour cuisiner.
- Je sais, je croyais que j'aurais fini plus tôt. Je suis désolé.
- C'est pas grave.
- Sûr ?
- Sûr :-)
- Ok, bonne nuit :-)
Et voilà, c'était aussi "simple" que ça ! Tous les reproches que je voulais lui envoyer à la figure, tous les reproches que je craignais de recevoir se sont envolés avant même d'avoir été formulés. Ca soulage ! Franchement, quelle bêtise de s'être fait la gueule pour si peu de choses. La vie erasmus ne dure qu'un an, que diable ! On n'a pas de temps à perdre en enfantillages ;-)
23:25 Publié dans Sur mon nénuphar | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : collocation, erasmus, psychologie, fête
samedi, 30 septembre 2006
My kitchen group

Voici les collocs avec lesquels je traîne le plus. Là, c'est notre premier repas ensemble, notre première victoire commune aussi :-) De gauche à droite :
- Doncho, bulgare : il parle couramment français et anglais ; il vient de l'IEP Paris. Il a toujours la pêche (ou donne l'impression de l'avoir) et saute d'un groupe à l'autre comme une abeille dans un champ de paquerettes ;-)
- Martin, allemand : il étudie le mechanical engineering. C'est le plus âgé du groupe. Il est toujours très calme.
- Youssef, tunisien : en fait il est half-tunisian, half-morrocan, mais il étudie en France, à HEC. Il est l'expert pour engager les conversations et il a un humour que j'aime beaucoup.
- Stefan, allemand : il étudie aussi le mechanical engineering. Durant nos premiers jours, il a été le leader du groupe. C'est toujours lui qui prend les décisions quand le groupe n'y arrive pas. Et quand une conversation tombe à plat, il est là pour lancer un nouveau sujet.
Il y a aussi trois filles qui appartiennent à notre kitchen group, mais on ne les voit que très rarement. L'une est chinoise et les deux autres sont texanes. Personnellement je trouve que c'est vraiment dommage qu'elles ne nous rejoignent pas, mais ça n'a pas l'air de déranger les autres.
Juste une petite remarque sur notre repas : si on est tous aussi souriants, c'est que la préparation a été difficile. L'idée de faire un repas commun était de Stefan, je crois, et elle a enthousiasmé tout le monde. Sauf qu'arrivés au centre commercial, on n'avait toujours pas décidé du menu. On commençait à avoir faim, on était fatigués et certains se sont impatientés. Alors le choix s'est porté sur le plus simple : blanc de poulet et salade composée :-D De retour à l'appartement, toute notre motivation était partie en fumée. Mais aucun de nous n'aime laisser une tâche inachevée. Alors Stefan s'est chargé de faire cuire les blancs de poulet, Martin a lavé les légumes, Youssef les a préparés, j'ai pelé les pommes de terre et Doncho a mis la table. Finalement, vers 7 pm, tout était prêt, il ne restait plus qu'à décapsuler les bières et immortaliser ce moment avec mon appareil photo.
01:15 Publié dans Sur mon nénuphar | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : collocation, étudiant, logement, appartement, erasmus
mardi, 26 septembre 2006
Ma chambre

Elle est pas jolie ma housse de couette à 85 euros ? Je vous rassure, je ne l'ai payée que 5 euros grâce à un chèque cadeau. Maintenant il ne me reste plus qu'à acheter un drap-housse pour le matelas, parce que dormir sur du plastique, c'est pas génial.

Admirez tout le rangement disponible. Et la chaise à roulettes confortable. Et la multitude de prises ! Même si je n'ai pas assez d'adaptateurs.

Ma source d'eau potable, pour quand j'ai une petite soif.

Vue sur l'Avon, s'il-vous-plaît ! Sauf que sur cette photo on ne voit pas et surtout on n'entend pas la route qu'il y a juste au-dessous, avec le boucan incessant des voitures qui accélèrent, des motos qui passent à fond, quand c'est pas les pompiers qui mettent leur sirène. Ajoutez à cela un train tous les quarts d'heures, de l'autre côté de la rivière. Le pire, c'est le train de la Great Western qui marche au diesel et qui fait un bruit de turbine au démarrage. J'ai l'impression qu'un avion décolle sous ma fenêtre !
Quand je ferme, évidemment ça va mieux, mais aujourd'hui je veux profiter de la douceur de l'air avant qu'elle s'en aille...
18:10 Publié dans Sur mon nénuphar | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chambre, étudiant, location, logement, appartement, angleterre
